Il fallait absolument que je vous recommande le dernier film de Satoshi Kon.
Adaptation d’une œuvre de Monsieur Tsutsui.
Un thriller théorique et critique où le rêve contamine le réel pour mieux montrer la valeur du cinéma.
« Cette fois, c’est à travers l’idée du rêve que Kon cherche à interroger et formaliser ce rapport parfois dangereux que nous pourrions entretenir avec la prolifération des images, ici métaphorisé par l’hyper croissance d’Internet. Comme pour Perfect Blue, Paprika se sert de la structure prétexte du thriller pour faire évoluer son récit et son enquête autour du vol d’une machine permettant de visiter et visionner nos rêves - machine qui, volée, entraîne une propagation des rêves dans le réel. En combinant plusieurs niveaux de lisibilité où s’entrecroisent et coexistent de multiples espaces, mentaux ou réels (dans lesquels les personnages naviguent), le film brille parfois par l’épure de sa complexité formelle. Entre la linéarité de l’intrigue plus classique et la contamination onirique plus incertaine, Kon crée une superposition constante entre diverses dimensions, sans jamais nous perdre, tout en nous égarant. » Jérôme Dittmar (fluctuat.net)
Ce film est tout bonnement une merveille.
Les images sont envoûtantes et s’enchaînent à une cadence délirante.
Les dialogues sont d’une grande justesse et particulièrement bien traduits (dans la version originale, bien entendu, le voir en version française serait une véritable faute de goût).
La musique de Susumu Hirasawa est une petite bombe d’electro-pop-rock nippone.
Bref, je me suis cramponné à mon fauteuil pendant 1h30 sans interruption.
L’étude cinématographique introduite dans l’histoire pourrait paraître un peu trop présente et explicative mais tout le monde ne peut pas se vanter de connaître sur le bout des doigts tous les
secrets du tournage d’un film. J’ai apprécié.