Lundi 29 janvier 2007
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Quand on aime un tant soit peu la photographie, il est impossible d’apprécier
Les Peintres de la vie
moderne
Donation - Collection photographique de la Caisse des Dépôts
« Cette exposition célèbre l'importante donation de la collection de photographies contemporaines faite par la Caisse des Dépôts
au Centre Pompidou en 2006. Le parti pris adopté est de montrer la quasi-totalité des 680 œuvres. Composée de photographies d'artistes français et étrangers des années 1980 à nos jours, cette
collection laisse une large place à la jeune création. Elle s'est constituée entre 1991 et 2003 à partir d'acquisitions directes choisies en commission d'achat, de commandes et d'aides à la
production d'œuvres. Grâce à cet apport, le fonds de photographies du Musée national d'art moderne se trouve considérablement enrichi et de nouvelles œuvres de Thomas Struth, Andreas Gursky,
Thomas Ruff, Martin Parr, Thomas Demand, Valérie Jouve, Eric Poitevin, Sophie Ristelhueber... entrent dans les collections nationales. »
L’exposition de photographie la plus indigeste qu’il m’ait été donnée de voir depuis bien longtemps. Le parti pris -
comme ils disent - est surtout de ne pas prendre parti. Tout montrer, et le plus en merde possible. Aucune respiration, aucun choix dans l’accrochage n’est fait autre que celui de ne laisser
aucun vide. Le visiteur doit en avoir pour son argent.
Il n’y a pas si longtemps, je
vous recommandais Paprika, un des films de Satoshi Kon dans
lesquel il « cherche à interroger et formaliser ce rapport parfois dangereux que nous pourrions entretenir avec la prolifération des images ».
Nous le retrouvons ici sous une autre forme, ce rapport débile de collection boulimique sans aucun critère
de qualité, ni dans l’image, ni dans le travail. De l’étalage, c’est tout.
Il y a
heureusement du bon dans tout ce fatras mais perdu au milieu d’un ramassis de sous-crottes bien médiocres voire sans intérêt aucun et vas-y que je te pousse un bon coup de cocorico pour couvrir
tout ça et le tour est joué.
Les commissaires de cette exposition, dans un élan de
courage remarquable, ont choisi de ne prendre aucun risque. Sinon celui de voir le visiteur, gavé, ne pas avoir le temps de sortir avant de…
Personnellement j’ai tenu bon. J’ai donc quand même pu découvrir quelques œuvres de photographes qui m’étaient jusque-là inconnus.
Silence of Shadows Series, The Rabbit, 1997
© Mac Adams
Amusement Park, Wave Pool Bathers, 2000
© Alex S. Maclean
Par Charlie Cerisier
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Publié dans : Cahiers
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