En ce moment et jusqu’au 13 mai 2007, à La Maison rouge
10, boulevard de la Bastille 75012 Paris
Tetsumi Kudo
La montagne que nous cherchons est dans la serre
Votre portrait, mai 1966 © Photo Hiroko Kudo
L’artiste est japonais et vit en France de 1962 à 1987.
Très actif dés le début des années 60, Tetsumi Kudo est un résistant. Un clandestin de l’avant-garde, un révolté contre le grand mythe de la liberté et contre tout ce qu’il
touche.
Sexualité dominante, maîtrise illusoire de la technologie et conflit de puissance. L’homme est destiné à vivre en esclave de ses origines profondes et de sa propre domination. Kudo nous offre une
vision apocalyptiquement grotesque, acide et peinturlurée de la nature humaine.
Il décèdera d’un cancer le 12 novembre 1990 à l’âge de 55 ans.
« Anti-classique, Kudo est également anti-romantique. Ne croyant à aucune issue pour lui-même, il ne se présente pas non plus comme un nihiliste ou un désespéré. En parlant de son travail, il rit très souvent. Le rire de Tetsumi Kudo, qui révèle sa jouissance à révéler l’impuissance, est sa liberté. » Alain Jouffroy
Greffe symbiose,
1973
Votre portrait, 1975
© Tetsumi
Kudo
© Tetsumi Kudo
Fixé au mur sous une cage de plexiglas, émergeant d’un morceau de pied humain déchiqueté et supurant, un escargot bionique à tête phalique glisse le long de fleurs artificielles et dégoulinantes en suivant les méandres fondus d’un carré de fausse pelouse en plastique. C’est un de vos nombreux portraits.
« L’humanité est contrôlée par la nature,
la nature est contrôlée par l’humanité,
l’électronique contrôle et cultive l’humanité,
l’humanité contrôle et fait proliférer l’électronique,
et la nature contient l’électronique. » Testsumi Kudo
The Wandering Boy is Forever Attractive,
1985
© Tetsumi Kudo